Quand nos os deviennent fragiles !! - Béatrice Svitone Naturopathe
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QUAND-NOS-OS-DEVIENNENT-FRAGILES

Quand nos os deviennent fragiles !!

Avec l’âge les os se fragilisent et deviennent moins denses, mais inutile de tomber dans le catastrophisme, la perte osseuse est naturelle et commence à 30 ans, l’approche alimentaire et naturelle est réellement efficace pour éviter les traitements et l’irréversible.

L’ostéoporose veut dire « os poreux ». Loin d’être anodine, elle touche trois millions de femmes ménopausées en France mais les hommes ne sont pas exclus.

L’ostéoporose n’est pas une maladie, la diminution progressive de la masse osseuse est un phénomène physiologique, c’est un vieillissement naturel de l’os et qui se fait plus ou moins rapidement en fonction de votre terrain d’une part et en fonction de nombreux facteurs favorisants, d’autre part.

Il existe de nombreux facteurs qui peuvent accélérer le vieillissement des ostéoblastes et de l’os en général. Comment les contrôler ?

PETIT ZOOM SUR CES FACTEURS :

·        L’âge : Les ostéoblastes qui fabriquent de l’os sont moins efficaces et ne peuvent pas renouveler l’os aussi rapidement que chez un jeune adulte. Ceci s’observe chez tout le monde mais avec + ou – d’intensité. Mais le facteur génétique n’est pas le seul à intervenir.

·        Le métabolisme hormonal : La ménopause est un passage obligé pour toutes les femmes et les os spongieux sont très sensibles au métabolisme hormonal. C’est pourquoi à l’approche de la ménopause il est important de faire un dépistage et d’être attentif au moyen de prévention.

L’ostéoporose masculine existe également mais les facteurs ne sont pas du même domaine, il s’agit plus souvent d’ostéoporose secondaire due à l’alcoolisme, tabagisme, maladie digestive, rhumatisme inflammatoire, immobilisation prolongée…)

·        L’alimentation :

  • La nutrition intervient dans la structure osseuse même si cela reste complexe. Les principales carences seront celles en minéraux et vitamines et surtout en calcium et en vitamine D ainsi que les carences protidiques,
  • Une alimentation qui favorise le terrain acide

·       La sédentarité : L’os est en constant remaniement pour se réparer et s’adapter, d’où l’importance à l’entrainer à des contraintes et efforts. Plus les muscles vont fonctionner plus ils vont tirer sur les os et plus les os auront besoin d’être épais et denses. C’est pourquoi les personnes sédentaires ont plus de risque d’ostéoporose par rapport à quelqu’un qui a une activité physique.

·       Les drogues (tabac, alcool etc…) : Le tabac agit en intervenant sur le métabolisme cellulaire des os et notamment des ostéoblastes qui je le rappelle sont là pour construire l’os. Le tabac diminue également l’absorption du calcium indispensable à la synthèse de l’os. L’alcool quant à lui agit sur la minéralisation osseuse, donc toxique pour les ostéoblastes et crée des carences nutritionnelles. Une consommation raisonnable d’un verre ou deux de vin rouge par repas ne montre aucun effet délétère sur l’os.

·       Le soleil : vitamine D et calcium sont indispensable l’un à l’autre afin d’être absorbé et bien utilisé. Notre soleil est rarement suffisant pour permettre d’avoir des taux sanguins optimaux de vitamine D sous nos climats, aussi il est conseillé d’en consommer de manière régulière pour éviter toute carence.

·       La génétique : De par la génétique le terrain est favorable ou pas à l’ostéoporose, plusieurs mécanismes peuvent entraîner :

  • une mauvaise absorption de la vitamine D
  • une perte de la sensibilité aux hormones
  • une synthèse anormale du collagène
  • les origines ethniques (les caucasiens sont plus sujet)

·       Les facteurs particuliers

  • Antécédent de fracture quelle que soit la cause
  • Puberté tardive et/ou ménopause précoce
  • Toute cause d’aménorrhée
  • Fatigue physique excessive
  • Diminution de l’acuité visuelle
  • Maladie inflammatoire chronique
  • Anorexie ou carence alimentaire
  • Alitement prolongé
  • Pathologie particulière
  • Entrainement sportif excessif

Comment surveiller ?

Il existe plusieurs examens pour dépister la perte osseuse mais la première et l’examen de référence, serait la densitomètrie osseuse, qui sera réalisée si vous présentez de gros facteurs, cet examen est conseillé dans les situations particulières mais pas utile dans les autres cas avant la ménopause. Les marqueurs de remodelage osseux dans le plasma et les urines qui compléteront la densitomètrie osseuse et qui permettra de suivre les résultats d’une stratégie de traitement de l’ostéoporose.

Les autres examens biologiques possibles :

·        Dosages sanguins pour estimer les capacités de remodelage de l’os

·        Le dosage du PH urinaire pour évaluer un terrain acide qui est essentiel en cas d’ostéoporose

·        Les bilans nutritionnels. Le plus utilisé est le bilan protidique qui permet d’estimer les éventuelles carences en protéines. Il est toutefois intéressant de doser également la vitamine D, la vitamine B12, l’équilibre sodium/potassium (ionogramme sanguin) et le bilan rénal. Les dosages vitamines,  oligoéléments et acides gras peuvent être également intéressant mais ne sont pas pris en charge.

Comment prendre en charge l’ostéoporose ?

Dès que l’ostéoporose est très avancée seuls les traitements chimiques permettent de faire remonter la masse osseuse mais ces traitements sont à prendre sur un temps limité et n’excluent en rien une prise en charge naturelle afin d’enrayer ou limiter le processus de dégénérescence.

Les approches naturelles

Une fois de plus l’alimentation va jouer un rôle majeur dans la prise en charge de l’ostéoporose et notamment :

·        L’équilibre acido-basique (les terrains acides) est essentiellement liés à l’alimentation et l’hygiène de vie. Certains aliments à privilégier peuvent prévenir l’acidose métabolique et diminuer le risque d’ostéoporose. Il ne s’agit pas de supprimer les aliments acidifiants au profit des aliments alcalinisants mais d’associer à chaque repas ces aliments dans un bon équilibre.

·        L’importance des minéraux, le couple sodium/potassium, nous consommons trop de sel par rapport au potassium consommé que nous retrouvons principalement dans les fruits et légumes.

·        Le calcium et le magnésium auront également leur rôle à jouer. L’acidose fait fuir le calcium dans les urines et une cure de magnésium à l’automne et printemps en cas de carence peut s’avérer utile pour les personnes présentant une baisse anormale de la densité osseuse.

·        Indépendamment de la viande rouge qui est très acidifiante, la molécule protidique est  très importante, notre besoin moyen étant de 1g par kilo de poids corporel et par jour.  Idéalement il est préférable de consommer les protéines animales le matin et le midi et les protéines végétales et le poisson au dîner.

·        Des compléments alimentaires sont souvent indispensable pour agir sur l’ostéoporose car on ne les trouve pas toujours dans nos assiettes. Tel est le cas pour la vitamine D, la silice minérale qui joue un rôle dans la fabrication de l’os mais également utile aux tendons, artères, cellulite et peau, elle est présente dans la prèle, le bambou.

·        La vitamine B12 qui joue un rôle dans le métabolisme osseux.

Vous aurez compris que la prise en charge ne peut être efficace que si des modifications alimentaires sont apportées ainsi que certaines règles d’hygiène de vie.

Vous pouvez retrouver les différentes sources des vitamines, minéraux et oligoélément dans mon article du 29/06/2018 https://www.linkedin.com/pulse/min%C3%A9raux-et-oligo%C3%A9l%C3%A9ments-beatrice-svitone/

D’autres traitements peuvent compléter l’alimentation tel que l’homéopathie, la phytothérapie, l’exercice physique et prendre du soleil 😉 .

Sources : Lettre du Dr Rueff. Dr Ménat.  Doctissimo santé. Santé magazine. Passeport santé.

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