L'ail, l'aliment à ne pas négliger ! - Béatrice Svitone Naturopathe
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L’ail, l’aliment à ne pas négliger !

L’ail (Allium Sativum), blanc, rose ou violet est utilisé dans le monde entier depuis les temps anciens. La Chine est le premier producteur d’ail, sa production représente environ 75% de la production mondiale.

L’ail est une source de fibre, pour 100g d’ail il apporte 3g de fibre. Celle-ci favorise la régularisation et la stimulation du transit intestinal, entre autres grâce à son action favorable sur la croissance de bonnes bactéries dans le côlon, comme tous les prébiotiques. L’ail est également un bon apport en protéines 5.81g, de glucide 21.20g ce qui est largement supérieures à la quantité moyenne apportée par les herbes. Sa quantité de lipide est équivalente à celle des légumes (en moyenne 0.5g pour 100g)

Des études ont démontré que la consommation de légumes de la famille des alliacées (ail, oignon, échalote, ciboulette, ciboule, poireau) aurait un effet protecteur contre les cancers de l’estomac et de l’intestin. Plusieurs études épidémiologiques indiquent un effet positif de la consommation d’ail sur la prévention de certains cancers. Sur 18 études épidémiologiques publiées entre 1966 et 1999 démontre une diminution de 30 % du risque du cancer colorectal et d’environ 50 % du risque de cancer de l’estomac en cas de consommation élevée d’ail.

Sous toutes ses formes : frais, déshydraté, ainsi que sous forme d’extrait, d’huile ou de teinture. Les antioxydants qu’il contient aident à prévenir les maladies reliées au vieillissement. Les propriétés de l’ail cru seraient toutefois supérieures, aussi il est conseillé d’ajouter l’ail sur la fin de la cuisson afin qu’il préserve le plus possible ses principes actifs.

Maladie cardiovasculaire : l’ail diminue légèrement les taux de cholestérol et de triglycérides sanguins. Une consommation quotidienne équivalente à 2 g à 5 g d’ail cru ou à 10 g à 15 g d’ail cuit serait nécessaire afin de profiter de bienfaits sur certains facteurs de risque de maladies cardiovasculaires.

Infections : L’ail est utilisé traditionnellement pour ses propriétés antimicrobiennes et pour le traitement de certaines infections. Il favorise la diminution des infections à la bactérie Helicobacter pylori.

Ses principes actifs :

  • Composés sulfurés : Ils sont libérés dès que l’ail est coupé, écrasé ou broyé. Ainsi l’allicine, qui est la molécule responsable de l’odeur caractéristique de l’ail est transformée en d’autres composés sulfurés qui pourraient empêcher certaines cellules cancéreuses de se multiplier et ainsi protéger l’organisme contre de potentiels agents cancérigènes.
  • Antioxydants : l’ail possède une capacité antioxydante plus élevée qu’un grand nombre de légumes. Grâce à ses polyphénols ces substances à effet antioxydantes sont des composés qui protègent les cellules du corps des dommages causés par les radicaux libres.

Ses différents nutriments : source de manganèse et de cuivre, de magnésium, riche en vitamine B6 mais il contient également les autres groupes de vitamine B (B1, B2, B3, B5 et B9), de calcium, de phosphore, de potassium, de fer, de sélénium, de zinc, iode et de vitamine C et E.

Précautions : L’ail interagis avec certains médicaments qui éclaircissent le sang ou qui ont un effet anticoagulant. A éviter de consommer en grande quantité si vous êtes sous anticoagulants.

A éviter également, toute consommation avant une chirurgie afin de diminuer le risque de saignements prolongés.

Les personnes prenant des médicaments hypoglycémiants, la consommation de grandes quantités d’ail frais pourrait accentuer l’effet de ces médicaments. Afin de limiter tout risque, il est recommandé de consommer pas plus de 4 g d’ail par jour, soit environ une gousse.

La récolte de l’ail se déroule généralement au printemps (ail rose ou blanc) et à l’automne (ail violet). Mais il est toutefois présent toute l’année et se conserve facilement: il peut donc se cuisiner à toutes les saisons.

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